Ausflug auf die Halbinsel – oder: Zum Schluss noch mal Meer

[For my English speaking readers see below]

Auch wenn beziehungsweise gerade weil die Monate, um die ich meine Reise Anfang des Jahres verlängert hatte, in vielerlei Hinsicht anders abgelaufen sind als erwartet, beschließe ich, sie nach dem Ende des Sprachkurses, der für unser kleines Grüppchen Ende Mai mit einem lachenden und einem weinenden Auge zu Ende geht, mit einem Ausflug auf die südöstlich von Thessaloniki gelegene Halbinsel Chalkidiki abzurunden. In Anbetracht der Tatsache, dass das Meer eines der Dinge sein wird, die mir zu Hause am meisten fehlen werden, versteht sich von selbst, dass ich noch so viel Zeit wie möglich genau dort verbringen möchte. Nachdem ich also meine liebgewonnene Wohnung verlassen und netterweise einige Tage bei einer Freundin untergekommen bin, mache ich mich mit meiner schwedischen Freundin Sara (mit der ich nicht nur den Sprachkurs durchlaufen, sondern auch als quasi unmittelbare Nachbarn die Quarantänezeit dankbar überstanden habe) auf den Weg raus aus der Stadt und zunächst in den kleinen Ort Hanioti auf dem westlichen Finger der Halbinsel, Kassandra, wo ihre Familie eine Sommerwohnung besitzt. Der Ort, ebenso wie die Nachbarorte, lebt deutlich vom Tourismus und ich könnte das Gewimmel, von dem seine Gassen normalerweise geprägt sind, förmlich hören, selbst wenn mir Sara nicht alles anschaulich erklären würde. Jetzt aber herrscht eine friedliche und zugleich fast gruselige Ruhe. Ich fühle mich stark an meine Reise über verschiedene Inseln im Dezember zurückerinnert, als nach dem Ende der Sommersaison die Orte und ihre Bewohner in eine beruhigende Entspanntheit versunken waren. Mit dem entscheidenden Unterschied, dass jetzt alles in Wartehaltung verharrt, um endlich Hotels, Cafés und Souvenirgeschäfte öffnen zu können und die hoffentlich auch in diesem Jahr kommenden Touristen begrüßen zu dürfen. Noch dürfen Hotels nicht öffnen und so bleiben die Fensterläden der etlichen Ferienanlagen, von denen die Gegend geprägt ist, geschlossen, während ihre Besitzer Gartenanlagen putzen und letzte Vorbereitungen treffen. Alle scheinen in den Startlöchern zu stehen.

Mit gefällt es auf diese ruhige Art natürlich wesentlich besser hier als zu Normalzeiten… Die ersten Tage am Meer verbringen wir ganz entspannt, auch wir scheinen uns nach der aufreibenden Zeit erst einmal wieder sortieren zu müssen. Der Sommer ist da, wir lassen unsere Körper vom erfrischenden Wasser umspülen und sinken in den Sand. Wenn auch die Stimmung irgendwie merkwürdig ist, tut das gut und genießen wir diese Zeit gemeinsam. Nach einigen Tagen mache ich mich allein auf den Weg, um weiterzufahren, diesmal auf den mittleren Finger der Halbinsel, Sithonia. Hier habe ich in einer der wenigen bereits geöffneten Pensionen ein Zimmer gemietet, ein Fleck, der viel hübscher nicht sein könnte: ein Steinhaus mitten im Grün, mit großem Garten, in dem der Wind durch die Kronen verknorpelter Olivenbäume und blühende Oleanderbüsche weht, Grillen zirpen, Vögel zwitschern und mir der Duft des mediterranen Sommers in die Nase steigt, während ich morgens im Schatten der Bäume mit Yoga in den Tag starte. Die meiste Zeit bin ich der einzige Gast (die Grenzen werden erst Mitte Juni geöffnet) und habe nur Gesellschaft von der herzlichen Wirtin und ihrer treuen Katze. Vieles ist anders als noch vor Kurzem gedacht, und doch ist das hier genau der richtige Platz, um zur Ruhe zu kommen, Revue passieren zu lassen, Sonne zu tanken, bevor ich mich in weniger als einer Woche auf die Rückreise begeben werde.

Das tief türkisblaue Meer umspült hier auf diesem Teil der Halbinsel eine deutlich wildere Landschaft. Die Wege entlang der Küsten führen über kurvige Straßen durch waldige Hügellandschaft, hinter deren Ecken immer wieder das Meer und der imposant in die Höhe ragende Heilige Berg Athos auf dem gegenüberliegenden östlichen Finger der Halbinsel erscheint (wem ich hier zu viel von Fingern spreche, der möge mal kurz einen Blick auf die Landkarte werfen 😉 ). Eine Wanderung führt mich an die völlig verlassene südlichste Spitze der Halbinsel, ich besuche einige der kleinen Dörfchen, die in der Sommersaison von Touristen überlaufen sind, sich jetzt aber noch in besagter Wartehaltung befinden, und kann an den weißen Stränden stundenlang aufs Meer schauen, eingenommen von seiner Kraft. Als ich eines Abends von einem Ausflug in der Dämmerung zurückkehre und hinter einer Kurve die kugelrunde, glühende Sonne ins Meer sinkt, kommen mir Tränen ob der Schönheit dieser Natur, die mich zuweilen einfach überwältigt.

Noch kann ich mir hier, im Schatten eines Oleanderbusches, 500 Meter vom Meer entfernt, nicht wirklich vorstellen, dass ich schon sehr bald zurück in Deutschland und Frankreich sein werde, wo ein Alltag auf mich wartet, der zehn Monate lang sehr weit entfernt schien. Ich bin traurig und gleichzeitig freue ich mich auf zu Hause, meine Familie und Freunde – und darüber, dass, was ich hinter mir lasse, nicht weniger als auch ein Zuhause ist…

Voyage dans la péninsule – ou : A la fin, la mer

Même si et/ou pour la raison que les mois dont j’avais prolongé mon voyage au début de l’année se sont avérés à bien des égards différents que prévu, je décide de le compléter par une excursion sur la péninsule de Chalcidique, située au sud-est de Thessalonique, après la fin du cours de langue qui se termine fin mai par un rire et un pleur pour notre petit groupe. Étant donné que la mer sera l’une des choses qui me manqueront le plus à la maison, il va sans dire que je veux passer le plus de temps possible sur place. Donc, après avoir quitté mon appartement adoré et avoir été gentiment acceuillie par une amie pendant quelques jours, je pars avec mon amie suédoise Sara (avec qui j’ai non seulement suivi le cours de langue, mais avec laquelle j’ai aussi heureusement vécu la période de confinement en tant que voisines) pour quitter la ville et nous rendre d’abord dans la petite ville de Hanioti, à l’extrémité ouest de la péninsule, Cassandra, où sa famille a un appartement d’été. La ville, ainsi que les villages voisins, vivent clairement du tourisme et je pourrais bien imaginer l’agitation de ses ruelles, même si Sara ne m’expliquait pas tout. Mais maintenant, il y a un silence paisible et en même temps presque effrayant. Cela me rappelle à mon voyage à travers différentes îles en décembre, lorsque, après la fin de la saison estivale, les villes et leurs habitants étaient plongés dans une détente apaisante. Avec la différence cruciale que tout est maintenant en attente pour pouvoir enfin rouvrir les hôtels, les cafés et les boutiques et pour accueillir les touristes qui, espérons-le, viendront aussi cette année. Les hôtels ne sont pas encore autorisés à ouvrir et les volets des lieux de vacances qui caractérisent la région restent donc fermés pendant que leurs propriétaires nettoient les jardins et font les derniers préparatifs. Tous semblent être plus que préparés pour commencer la saison.

Moi, bien sûr, j’aime beaucoup plus cette façon calme que comme c’est en temps normal… Nous passons les premiers jours à la mer de façon détendue en mettant en ordre un peu nos pensées après cette période bizarre. L’été est là, nous laissons nos corps se faire laver par l’eau rafraîchissante et s’enfoncer dans le sable. Même si l’ambiance est un peu étrange, cela nous fait du bien et nous apprécions ce temps passé ensemble. Puis, après quelques jours, je pars seule pour continuer, cette fois-ci jusqu’au doigts du milieu de la péninsule, Sithonia. Ici, j’ai loué une chambre dans l’une des rares maisons d’hôtes déjà ouvertes, un endroit qui ne pourrait pas être plus agréable : une maison en pierre au milieu de la nature, avec un grand jardin où le vent souffle à travers les couronnes d’oliviers cartilagineux et les lauriers en fleurs, le gazouillis des grillons, les chants des oiseaux et l’odeur de l’été méditerranéen qui me monte au nez quand je commence la journée par du yoga à l’ombre des arbres le matin. La plupart du temps, je suis la seule visiteur (les frontières n’ouvrent pas avant la mi-juin) et je n’ai que la compagnie de la chaleureuse hôtesse et de son fidèle chat. Beaucoup de choses sont différentes de ce que je pensais qu’elles seraient, et pourtant c’est justement le bon endroit pour être maintenant, pour relaxer, réfléchir, faire passer les neuf mois derniers en tête, prendre le soleil avant de commencer mon voyage de retour dans moins d’une semaine.

La mer d’un bleu turquoise profond baigne un paysage beaucoup plus sauvage ici, dans cette partie de la péninsule. Les routes le long des côtes mènent sur des chemins sinueux à travers des collines boisées, derrière les coins desquelles la mer et l’imposant Mont Athos apparaissent sur le doigt opposé à l’est de la péninsule (si je parle trop de doigts ici, veuillez jeter un coup d’œil sur la carte 😉 ). Une randonnée me mène à l’extrémité sud de la péninsule, complètement déserte. Je visite quelques petits villages surpeuplés par les touristes pendant la saison estivale, mais qui sont maintenant toujours dans la position d’attente mentionnée ci-dessus, et je regarde la mer pendant des heures sur les plages blanches, capturée par sa puissance. Quand je reviens un soir d’une excursion au crépuscule et que le soleil rougeoyant s’enfonce dans la mer derrière un virage, je ne peux pas retenir les larmes à cause de la beauté de cette nature, qui parfois me submerge tout simplement.

Encore ici, à l’ombre d’un laurier-rose, à 500 mètres de la mer, je ne peux pas vraiment imaginer que je vais bientôt revenir en Allemagne et en France, où un quotidien m’attend, qui pendant dix mois me semblait très lointain. Je suis triste et en même temps heureuse de retrouver mon chez moi, ma famille et mes amis – et aussi du fait que ce que je laisse derrière moi n’est rien de moins qu’un autre chez moi…

Trip to the peninsula – or: To finish, the sea

Even if and/or due to the reason that the months by which I extended my trip at the beginning of the year in many ways turned out differently than expected, I decide to round it off with an excursion to the peninsula Chalkidiki that is located at the south-east of Thessaloniki after the end of the language course that ends with one laughing and one crying eye for our little group at the end of May. Considering the fact that the sea will be one of the things that I will miss most at home, it goes without saying that I want to spend as much time as possible right there. So, after I have left my beloved apartment and stayed with a friend for a few days, I set off with my Swedish friend Sara (with whom I not only took the language course, but also thankfully passed the quarantine period as neighbors) on our way out of the city and first to the small town of Hanioti on the western finger of the peninsula, Kassandra, where her family has a summer apartment. The town, as well as the neighboring villages, is clearly living from tourism and I could literally hear the bustle of its alleys, even if Sara would not explain everything to me. But now there is a peaceful and at the same time almost spooky silence. I feel strongly reminded of my trip across various islands in December, when, after the end of the summer season, the towns and their inhabitants were immersed in a calming relaxation. With the crucial difference that everything is now waiting to be able to finally open hotels, cafés and souvenir shops and to welcome the tourists that hopefully will come this year as well. Hotels are not yet allowed to open and so the shutters of the several holiday resorts that characterize the area remain closed while their owners clean the gardens and make last preparations. All of them seem to be in the starting blocks.

Of course, I like it much better here in this calm way than in normal times… We spend the first days at the sea in a very relaxed way, also we seem to have to sort out our things after the strange past period. Summer is here, we let our bodies be washed by the refreshing water and sink into the sand. Even if the mood is somehow strange, it does us good and we enjoy this time together. After a few days I set off alone to continue, this time to the middle finger of the peninsula, Sithonia. Here I have rented a room in one of the few guesthouses that are already open, a spot that couldn’t be much prettier: a stone house in the middle of nature, with a large garden where the wind blows through the crowns of cartilaginous olive trees and flowering oleander bushes, crickets chirp, birds sing and the scent of the Mediterranean summer gets into my nose as I start the days with yoga in the shade of the trees in the morning. Most of the time I’m the only guest (the borders don’t open until mid-June) and have only company from the warm hostess and her faithful cat. A lot of things are different now from what I initially thought they would be, and yet this is exactly the right place to relax, reflect, soak up the sun before I start my return journey in less than a week.

The deep turquoise blue sea washes around a much wilder landscape here on this part of the peninsula. The roads along the coasts lead over winding roads through wooded hills, behind the corners of which the sea and the imposing Mount Athos on the opposite eastern finger of the peninsula appear (all those for whom I’m talking too much about fingers here, are kindly requested to take a quick look at the map 😉 ). A hike takes me to the completely deserted southernmost tip of the peninsula, I visit some of the small villages that are overcrowded by tourists during the summer season, but are now still in the aforementioned waiting position, and can look at the sea for hours on the white beaches, captured by its power. When I return one evening from an excursion at dusk and the glowing sun sinks into the sea behind a bend, I can’t hold back some tears because of the beauty of this nature, which sometimes simply overwhelms me.

Still here, in the shade of an oleander bush, 500 metres from the sea, I cannot really imagine that I will be back very soon in Germany and France, where an everyday life is waiting for me, which for ten months seemed very far away. I am sad and at the same time happy to see home, my family and friends – and about fact that what I leave behind is nothing less than another home…

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